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dimanche 2 décembre 2007
Parisiens attiré par Panama
lundi 15 octobre 2007
La nouvelle bataille du canal de Panama
La nouvelle bataille du canal de Panama
15/10/2007 | Mise à jour : 12:51 |
Expansion du canal au Panama, percement d'une voie d'eau au Nicaragua... La région multiplie les initiatives pour profiter de la croissance du commerce international. En annonçant, début octobre, un projet de grand canal interocéanique à travers son pays, Enrique Bolanos, le président du Nicaragua, vient de relancer une bataille qui couvait depuis plus de quatre siècles.
Arrivant des Caraïbes, les bateaux peuvent remonter le rio San Juan jusqu'au lac Nicaragua, la plus vaste étendue d'eau douce d'Amérique centrale ; de sa rive ouest, il ne reste alors plus qu'une quinzaine de kilomètres à creuser dans la montagne, à équiper d'écluses avant de déboucher sur le Pacifique.
Face à cette évidence géographique, le roi Philippe II d'Espagne avait ordonné, dès 1567, à ses ingénieurs d'étudier cette prometteuse route commerciale. En 1851, lors de la ruée vers l'or californien, le magnat new-yorkais Cornelius Vanderbilt l'utilise pour faire transiter les pionniers venus de la côte Est. Des milliers de va-nu-pieds vont naviguer jusqu'à la mer des Caraïbes, poser leur baluchon sur les quais de San Juan del Norte, emprunter un réseau de ferries jusqu'au Pacifique, pour embarquer à destination de Los Angeles.
Poussant leur avantage, les États-Unis négocient un demi-siècle plus tard un traité avec le Nicaragua pour le percement d'un canal. Toutes les conditions semblent réunies. Les Panaméens, qui viennent d'obtenir leur indépendance, effraient alors le Sénat américain avec un timbre-poste nicaraguayen représentant un des volcans locaux. Ne voulant prendre aucun risque, les législateurs décident de finir les travaux engagés par le Français Ferdinand de Lesseps et de construire leur canal au Panama, même si ce dernier itinéraire ajoute 800 kilomètres à la route maritime entre New York et Los Angeles.
Un siècle plus tard, le temps du Nicaragua est-il enfin venu ? De serpent de mer resurgissant régulièrement de l'oubli, ce canal, mythique est devenu un projet réalisable, chiffré, et soutenu par les autorités locales. Les travaux, estimés à 18 milliards de dollars, pourraient être achevés en 2019. La future voie maritime serait deux fois plus large que sa rivale panaméenne, permettant le transit des bateaux de 250 000 tonnes. Reste encore à trouver les investisseurs prêts à relever le défi, le Nicaragua, deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine, étant incapable de l'assumer. Enrique Bolanos, qui affirme avoir des contacts sérieux avec les Russes et les Chinois, est persuadé que « ce vieux rêve est plus nécessaire et faisable que jamais ». « La croissance galopante du commerce mondial demande un canal additionnel à celui de Panama, plaide-t-il, et le Nicaragua est le meilleur endroit pour le construire. »
Mais cette explosion des échanges n'a pas, non plus, échappé au Panama par où transitent 20 % du commerce maritime mondial, hors pétrole. Depuis quelques années, à cause notamment de l'augmentation des liaisons entre la Chine et les États-Unis, les navires en transit doivent réserver leur passage plusieurs mois à l'avance. Faute de quoi ils peuvent attendre jusqu'à quatre jours devant Panama City, côté Pacifique, ou devant le port de Colon, côté Atlantique, avant de franchir l'isthme.
Soucieux d'éviter la saturation annoncée entre 2009 et 2012, le Panama a donc annoncé en juin sa riposte : un projet d'expansion de 5,2 milliards de dollars, centré autour de la construction d'un troisième jeu d'écluses. Avec des « chambres » aux dimensions de cathédrales - 427 mètres de long, 55 mètres de large, 183 mètres de profondeur -, elles permettront le passage des nouveaux cargos « post-Panamax », trop larges pour passer les écluses actuelles. Pour le président Martin Torrijos, fils du général putschiste Omar Torrijos qui avait arraché aux États-Unis un traité aboutissant en 2000 au retour de la souveraineté panaméenne sur le canal, il ne s'agit pas moins « de la plus importante décision » concernant cet ouvrage ouvert à la navigation en 1914. Les travaux seraient financés par une augmentation progressive des tarifs de péage et par un prêt remboursable en dix ans, afin de ne pas grever les finances d'un État déjà lourdement endetté. Et comme tout ce qui concerne le canal, véritable trésor national, ce sont les Panaméens eux-mêmes qui donneront, ou non, leur accord à ce projet, lors d'un référendum qui se déroulera le 22 octobre.
Car l'expansion du canal ne fait pas l'unanimité au Panama. Avant même le premier coup de pioche, elle est vilipendée par le Parti panaméiste, principale formation d'opposition, qui dénonce ce « gaspillage » dans un pays où 40 % de la population vit dans la misère. Les partisans de l'aménagement, pour leur part, font planer la menace nicaraguayenne afin de convaincre les électeurs. « Le président Enrique Bolanos a démontré que le Nicaragua était sérieux, que son projet de canal n'avait rien d'une spéculation ou d'une aventure, assure Adolfo Ahumada, directeur de l'Autorité du canal du Panama. Nous avons passé tout le XXe siècle à lutter pour notre canal et pour obtenir sa souveraineté ; aujourd'hui, nous n'allons pas commettre l'erreur de le laisser devenir obsolète. »
http://www.lefigaro.fr/reportage/20061013.FIG000000064_la_nouvelle_bataille_du_canal_de_panama.html
vendredi 7 septembre 2007
jeudi 6 septembre 2007
Tous documents avec l'Apostille
Porquoi doivent les documents présentés à la direction d'immigration être apostillés? Et oui, tous les documents issus à l'étranger dont on a besoin afin d'obtenir pour vous le Status de Pensionado doivent l'avoir.
Les clients ne comprennent pas pourquoi un document officiel doit alors revêtir d'un sceau; étant déjà signé et tamponné par une autorité en France. Et l'explication juridique n'est pas compliquée, pourtant je pense que c'est mieux de laisser les futurs "Pensionados" nous la poser directement.
De toute facon ce qui est important de savoir est que l'apostille est issue d'un traité (La Haye) et qu'entre les pays signataires (dont la France et le Panama) les tampons des consuls sont dispensés une fois ce seuil sur les documents.
Au Panama, aucun document issu à l'étranger pour des fins officiels peut être admis sans être apostillé.
En France, d'après nos confrères francais, ce sont les cours d'appel qui s'en chargent.
mardi 4 septembre 2007
lundi 3 septembre 2007
À notre tour de vous accueillir
Un rêve qui devient vrai; il y a quelques années on m'a fait un chaleureux accueil à Paris, quelques amis, des histoires à racconter, etc. Un jour, je me suis dis, ce serait bien de retourner le service, d'aider des francais s'installer et se sentir bien au Panama. Mais quel francais voudrait y aller? ils ont tout ici. Et ben voilà, les francais découvrent Panama.
En fait non. Les francais ont dévouvert le Panama il ya bien longtemps, des familles se sont installées ici et ont commencé leurs affaires et leurs vies loin de Lutèce. Mais c'est il y a peu de temps que les francais commencent à voir le Panama comme un endroit pour leur retraite, un peu comme les Américains à Miami (ou même quelques Américains au Panama).
Pendant mon séjour j'ai trouvpe que des gens de partout en France s'intéressaient à la culture du Panama, à découvrir plus, et en faisant cela, ils nous aidaient à nous installer, à nous adapter, même si pour nous c'était quelque chose de facile, car l'envie d'y vivre et d'y faire nos études était trop grande.
S'y faire à un hiver des fois plus froid que moins 15, c'est quelque chose. Mais la chaleur avec laquelle quelques fois on nous invité à passer le nouvel an, ou à faire entre amis les fêtes de Noël aidait.
Peut-être que le climat chaud (de la région et des gens!) ont fini par attirer l'attention, ou bien les montagnes avec un printemps toute l'année; quoi qu'il en soit, le fait est que de plus en plus des amis francais s'y installent, et nous sommes heureux de pouvoir les aider, des fois même on a droit à un DVD de Coluche comme cadeau!
Depuis des années, depuis la France: le canal du Panama
Le canal français
Charles Quint, en 1534, fait étudier un projet de canal dans l'isthme de Panama. Depuis lors, les projets se sont multipliés.
En 1876 est crée la société civile internationale destinée à financer l'exploration de l'isthme de Darien, qui compte parmi ses membres Lesseps. Cette société envoie une équipe d'ingénieurs dirigée par Lucien Napoléon Bonaparte Wyse explorer les différentes routes. Après deux voyages de reconnaissance au Panama, Bonaparte Wyse signa en 1878 avec la Colombie un document connu sous le nom de Concession Wyse. Cette concession octroyait le droit de construire et de faire fonctionner le canal pendant 99 ans.
Le 15 mai 1879 un congrès international d'études du canal interocéanique est organisé au siège de la Société de Géographie à Paris. La présidence du congrès est confié à Lessseps. Le congrès arrête son choix sur le projet d'un canal à niveaux au Panama. Le 5 juillet de la même année, Lesseps rachète les droits de la concession Bonaparte-Wyse. Le 8 juillet sont déposés les statuts de la compagnie universelle du canal interocéanique de Panama et Lesseps procède à l'émission du capital de la compagnie, mais cette émission fut un échec. On ne recueillit que 300 millions sur les 400 demandés.
Sans renoncer au projet, Lesseps, arrive au Panama avec sa famille le 30 décembre 1879. Après son séjour à Panama, Lesseps part pour New York. L'accueil de la population new-yorkaise est un véritable triomphe. Malheureusement dans les sphères politiques son entreprise se heurte à une opposition. Depuis 1823, les Etats-Unis cultivent et développent la doctrine Monroe, suivant laquelle aucune emprise étrangère sur le territoire américain ne saurait être tolérée. Les dirigeants américains reçoivent Lesseps avec courtoisie, mais ne lui cachent pas qu'ils s'opposeront par tous moyens à son entreprise. En octobre 1880 est crée la Compagnie universelle du canal interocéanique. Charles de Lesseps, fils de Ferdinand, s'occupe de l'émission du capital (300 millions de francs) qui a lieu en décembre 1880 .
Les travaux commencés début 1881, connaissent de sérieuses difficultés dues aux conditions climatiques (précipitations abondantes), géographiques (Cordillère des Andes) et sanitaires (fièvre jaune, malaria).
Un obstacle est constitué par le seuil de la Culebra (altitude de 87 mètres). Lesseps, commet l'erreur de vouloir un canal à niveau comme à Suez. Il mettra deux ans à se laisser persuader que la solution est un canal à écluses. Fin 1887 Lesseps fait appel à Gustave Eiffel pour la construction des écluses.
La situation financière s'aggrave, la liquidation de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama est prononcée le 4 février 1889.
En 1891 une plainte est déposée pour fraude et abus de confiance contre Ferdinand, Charles de Lesseps et les administrateurs da la compagnie du canal. Le 9 février 1893 la Cour d'Appel de Paris condamne les Lesseps à 5 ans de prison et 3 000 F d'amende. Seul son grand âge - 88 ans - évita à Ferdinand l'exécution de la peine. Le 15 juin 1893, la Cour de cassation casse le jugement de la Cour d'Appel et libère les condamnés.
Simultanément, le 8 mars 1893, s'ouvre en Cour d'Assises, le deuxième procès intenté aux dirigeants de la compagnie de Panama pour corruption de parlementaires. Parmi les accusés figurent à côté de Charles de Lesseps, cinq parlementaires. La Cour d'Assise finira par condamner Charles de Lesseps, à 1 ans de prison, peine confondue avec la peine correctionnelle ; il sera libéré après 6 mois de détention.
Le canal nord-américain
En 1894 est créée la Compagnie nouvelle de Panama qui remplace celle liquidée en 1889. Philippe Buneau-Varilla un des anciens ingénieurs qui a participé au travaux du canal de Panama, devient actionnaire de cette Compagnie. Les possibilités de sauver le projet diminuent. En 1898, la Compagnie nouvelle de Panama offre de céder au Etats-Unis la propriété du canal ainsi que tous les droits y afférents, mais ceux-ci préfèrent construire un canal au Nicaragua.
Philippe Buneau-Varilla organise une tournée aux Etats-Unis en faveur de la poursuite des travaux à Panama. A son avantage, en 1902 l'éruption à la Martinique du volcan de la Montagne Pelée, qui rappelle aux américains le danger des volcans au Nicaragua. En cette même année, le Président Roosevelt signe la Loi Spooner, par laquelle est choisi le canal de Panama, et accorde 40 millions de dollars pour racheter tous les droits, privilèges et propriétés de la compagnie française.
Le 22 janvier 1903 signature du traité Herran-Hay, par lequel la Colombie cède aux Etats-Unis pour 100 ans le droit de construire et d'exploiter le canal ainsi qu'une bande de territoire de part et d'autre du canal. Au mois d'août de la même année le Congrès Colombien rejette ce traité. Le 3 novembre les Etats-Unis favorise le soulèvement des séparatistes panaméens contre la Colombie ; la République de Panama est proclamée. Le 7 novembre, le congrès américain reconnait de fait la nouvelle République. Le 18 novembre, signature par Philippe Bunau-Varilla à Washington, en qualité d'ambassadeur du nouveau gouvernement, du traité Hay-Buneau-Varilla. Les Etat-Unis obtiennent à perpétuité la concession du canal et le contrôle d'une zone de 16 km de part et d'autre du canal. La souveraineté dans la zone du canal leur revient. Est également octroyé aux américains un droit d'ingérence dans les affaires intérieures du Panama et la possibilité de maintien de l'ordre dans le pays. En échange les Etats-Unis garantissent l'indépendance de la République de Panama.
En 1904 les Etat-Unis rachète à la compagnie française tous ses droits sur le canal pour 40 millions de dollars. Les travaux reprennent et l'inauguration officielle a lieu le 15 août 1914.
Le 7 septembre 1977 signature du traité Torrijos-Carter. Ce traité prévoie le transfert progressif du canal et des installations de la zone aux autorités panaméennes, celles-cii devant recouvrer une souveraineté totale au 31 décembre 1999.
31décembre 1999, les Etats-Unis rétrocède le canal et sa zone à la République de Panama.